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Jean Marie Sop, le délégué de l’Unapac

Création d’une usine de transformation des fruits, construction d’un centre de conditionnement… Deux projets qui seront mis au point à l’horizon 2012 par l’Unité agro-pastorale du Cameroun (Unapac), une organisation paysanne. Objectifs: accroître ses exportations de fruits vers l’Union européenne…Et créer des emplois.

 

A Loum (74 Km de Douala), l’Unité agro-pastorale du Cameroun (Unapac), un groupe d’initiatives communes (Gic) veut doper ses exportations de fruits (ananas, bananes, mangues, papayes) vers le marché européen. A cet effet, l’organisation va créer une usine de transformation de la production de ses 52 horticulteurs membres, notamment en fruits séchés et jus de fruits, avant 2013.

Cet investissement, permettra de générer des bénéfices. « Nous espérons obtenir une augmentation de 10 % de nos gains actuels », prévoit Jean Marie Sop, le délégué du Gic. L’usine va pallier, entre autres difficultés, les pertes de récoltes dues au climat. L’Unapac écoule 70% de sa production (soit environ 800 tonnes de fruits par an), sur le marché européen.

Mais chaque année, la saison des pluies, en juillet, août et septembre, la contraint de tout vendre sur le marché local. « Les fruits pourrissent rapidement à cause des pluies. On ne peut donc pas en exporter », regrette son responsable, Jean Marie Sop. Conséquence, l’Unité agro-pastorale accuse des pertes, le marché local étant plus de deux fois moins rentable que l’Union européenne.

Avant la fin de 2012

L’usine de transformation permettra d’écouler des fruits « de bonne qualité » soutient Jean Marie, mais vendus sur le marché local parce qu’ils ne respectent pas les normes européennes.

« Toujours dans l’optique d’exporter davantage, nous allons construire un centre de conditionnement afin de mieux nous conformer aux exigences du marché international », annonce Jean Marie.

A travers ce projet qui sera exécuté au plus tard l’année prochaine, l’organisation veut garantir la libre circulation de sa marchandise sur le marché européen pendant de longues années. « Pour le moment, le marché européen tolère un certain nombre de critères. Mais ça ne sera pas toujours le cas.« , prévoit le responsable de l’Unapac.

Le centre de conditionnement est un élément de poids qui lui permettra de conserver la certification GlobalGAB (Good Agriculture Practices), qui est une série de normes de traçabilité et de sécurité alimentaires reconnues au niveau mondial pour les productions agricoles (végétales et animales) et aquacoles. L’organisation espère obtenir ce document avant la fin de 2011. « On va nous le donner maintenant et exiger que nous ayons un centre de conditionnement avant la fin de 2012 », explique Jean Marie.

Des dizaines d’employés

Selon lui, la certification GlobalGAB permettra à l’Unapac d’avoir accès à beaucoup d’autres marchés exigeants en termes de normes d’hygiène et de qualité, notamment les pays anglo-saxons.

Grâce à ces projets, l’Unité pastorale va créer des emplois à Loum, sa zone de production. Elle aura besoin d’une main-d’œuvre supplémentaire pour travailler dans l’usine de transformation des fruits et le centre de conditionnement. « Plusieurs dizaines de personnes seront embauchées », assure Jean Marie Sop. Indirectement, ces établissements feront vivre de nombreuses entreprises. « Nous allons avoir besoin de fournisseurs en bouteilles, emballages plastiques… », conclut le responsable de l’Unapac.

Anne Matho

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