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Ferdinand Storek, Responsable de la promotion des caisses en plastique.

Ferdinand Storek, Responsable de la promotion des caisses en plastique à la foire Fruit Logistica 2014.

Elles sont l’œuvre de la multinationale IFCO, un prestataire logistique spécialisé dans le transport de produits frais.

 

Bonne nouvelle pour les producteurs et exportateurs africains de bananes. De nouveaux emballages permettent désormais de réduire les dégâts liés au transport des cargaisons de bananes dans les cales des navires à destination des ports européens. Il s’agit de caisses en plastique réutilisables, mises au point par l’entreprise IFCO (International fruit container), un prestataire logistique international ayant plus de 45 implantations à travers le monde.

« C’est une première mondiale dans le secteur des fruits et légumes puisqu’il est désormais possible d’utiliser des emballages autres que du carton pour  acheminer les bananes  jusqu’aux étals des marchés », vante Stefan Geiger, Directeur général de la filiale suisse d’IFCO. Labellisée « Caja de Oro », l’innovation a été présentée à la foire agricole Fruit logistica, qui a réuni des milliers de professionnels du secteur des fruits et légumes à Berlin  les 5, 6 et 7 février dernier.

« A cause de leur flexibilité, les cartons généralement utilisés ont toujours des bordures pressées. Ce qui affecte la qualité des fruits. Contrairement à la Caja de Oro, qui est rigide et par conséquent conserve mieux les produits », explique Stefan. 

Les caisses de IFCO permettent aussi de faire des économies sur les coûts de production. « On peut les réutiliser 40 à 100 fois, tout le contraire des cartons qui une fois arrivés à destination sont jetés », ajoute le Directeur général de la filiale suisse d’IFCO.

Le stand d'IFCO à la foire Fruit Logistica 2014.

Le stand d’IFCO à la foire Fruit Logistica 2014. Crédit photo : Imarah Radix

Flexible et manipulable à souhait

L’innovation est aussi écologique. « C’est du plastique recyclable. Quand les caisses se cassent, on ne les jette pas. Au contraire, Ifco les récupère pour en faire d’autres. C’est tout le contraire des cartons. Il faut couper du bois pour en fabriquer chaque fois qu’on en jette. Ce qui entraîne le déboisement», confie le responsable de l’entreprise.

A ces avantages s’ajoute une manipulation aisée. « La Caja de Oro est en effet démontable. On peut la replier pour gagner en espaces », explique le responsable de l’entreprise. Des tests réalisés par Ifco auraient montré que le refroidissement de la banane dans ces caisses est de 33% plus rapide que  dans les cartons. Ce qui permettrait  de retarder durablement la maturation des bananes et de réduire le développement de champignons.

Autres atouts de taille : « les caisses en plastique garantissent aussi un mûrissement optimal des bananes grâce à son excellente ventilation », vante Stephan.

Malheureusement, la Caja de Oro n’est pas encore disponible sur le marché. Ifco les loue encore pour le moment à ses clients. « On leur envoie les caisses dans lesquelles ils introduisent les bananes après les avoir emballées dans les sacs plastiques. Ifco récupère les caisses une fois que les bananes sont livrées », explique Stefan. L’entreprise effectue elle-même l’entretien du matériel avant de le louer à nouveau.

Sur le panneau publicitaire, une caisse remplie de bananes. Entre les mains du Responsable d’Ifco une caisse démontée.

Sur le panneau publicitaire, une caisse remplie de bananes. Entre les mains du Responsable d’Ifco une caisse démontée. Crédit photo : Imarah Radix

Bénéfiques pour les producteurs africains

Pour bénéficier de la location, l’entreprise productrice de bananes doit fournir un engagement de son client acceptant qu’Ifco récupère les caisses après la livraison des produits.  Les taux de location ne sont pas fixes. «Un montant est déterminé en fonction de la destination des cargaisons de bananes ou de la quantité de caisses souhaitée. On voudra savoir si les fruits seront vendus localement au Cameroun ou alors si vous les exportez. En effet, les coûts de transport sont à la charge des clients », explique Stefan.

La Caja de Oro pourrait doper les exportations africaines de bananes.  A condition qu’elle soit vendue à bas prix. Dans une interview accordée à l’agence de presse chinoise Xinhua, Paul Jeangille, expert de la filière bananière d’exportation au Cameroun, relevait que « la filière bananière africaine, pourtant reconnue en progrès de qualité, peine à s’imposer sur le marché international, en l’occurrence européen, à cause des coûts élevés de production». Parmi les intrants les plus chers, il citait les emballages et notamment les cartons.

Actuellement, trois pays d’Afrique de l’Ouest réalisent la totalité des exportations du continent : le Cameroun, la Côte d’Ivoire et le Ghana. « Ils exportent environ 500 000 tonnes de bananes en majorité vers l’Union européenne mais aussi vers les pays de la rive sud de la méditerranée et vers la sous-région d’Afrique de l’Ouest », indiquent un groupe d’expert internationaux dans une étude intitulée « World banana market : Un intérêt croissant pour le potentiel africain ».

Anne Matho

Pour contacter Ifco: http://www.ifcosystems.fr/eu/FR/fr/meta_contact/index.php

La Directrice de Root Capital discute avec des exportateurs africains de fruits et légumes.

La Directrice de Root Capital discute avec des exportateurs africains de fruits et légumes.

L’institution bancaire spécialisée dans le financement des activités agricoles a profité de la foire Fruit Logistica pour se faire connaître auprès des exportateurs africains des fruits et légumes.

 

«J’ai besoin d’un fond de roulement pour acheter des emballages en cartons en vue de la prochaine campagne agricole qui commence en mai. Que faire pour en bénéficier ?». Traoré Abdoulaye, Directeur d’Exoprim (Exotic primeur), une entreprise sénégalaise exportatrice de mangues et de haricot vert sur le marché européen, s’adresse ainsi à Diaka Diallo Sall, Directrice de crédit au sein de la filiale sénégalaise de Root Capital, un fond privé international exclusivement consacré au financement de l’agriculture.

«Il est très tôt pour introduire une demande de crédit. Il faut attendre 8 semaines pour qu’un dossier aboutisse », explique la responsable de Root Capital qui révèle au fil de la conversation les critères d’éligibilité. «L’entreprise doit avoir démarré ses activités depuis trois ans au moins. Elle doit disposer d’un business plan, être en bonne santé financière et exercer dans l’agriculture ».

La conversation qui se tenait sur le stand du Coleacp à la foire Fruit logistica de Berlin, tournait principalement autour des conditions d’octroi du crédit par la structure bancaire.

Le stand du Coleacp à la foire Fruit Logistica 2014, lieu de rencontre des producteurs et exportateurs africains de fruits et légumes. Crédit photo : Coleacp

Le stand du Coleacp à la foire Fruit Logistica 2014, lieu de rencontre des producteurs et exportateurs africains de fruits et légumes. Crédit photo : Coleacp

Collaborer avec les petits producteurs

Root Capital exige également que les opérateurs économiques travaillent en collaboration avec les petits producteurs. Dans ce sens, ils doivent présenter le contrat qui les lie à ceux-ci. A cela s’ajoute un engagement écrit de l’importateur européen chargé de vendre les cargaisons que lui envoie l’exportateur africain sur le  marché européen. « Le partenaire européen doit s’engager à transférer les résultats des ventes dans les comptes de Root capital qui prélève le crédit prêté et reverse le reste dans le compte de l’exportateur », explique Diaka. A la fin de la conversation,  Traoré Abdoulaye est satisfait. «Je vous contacterai une fois de retour à Dakar », promet-il.

Amadou Ndiaye, Directeur de ANS Inter export, une entreprise sénégalaise exportateurs de haricot vert qui participe également à la foire, souhaite aussi faire des affaires avec Root Capital. L’année dernière, il avait renoncé à recevoir du crédit indépendamment de sa volonté. « J’avais déjà rencontré les responsable de Root Capital en 2013 mais je n’ai pas pu introduire une demande de crédit à l’époque parce que l’importateur avec qui je travaillais n’était pas disposé à me fournir un engagement écrit », indique-t-il. Basée à Dakar, la filiale sénégalaise de Root Capital, couvre plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Anne Matho

Pour contacter Root Capital :

• Diaka Sall, Senegal– dsall@rootcapital.org – Tél. (221) 33 865 3888

• Simplice Chigbo, Cote d’Ivoire– schigbo@rootcapital.org

•Barbara Ghansah, Ghana– bghansah@rootcapital.org

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