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La jeune journaliste a bien voulu nous parler des circonstances dans lesquelles elle a reçu cette distinction. La toute première, de sa carrière naissante.

 Comment se sent-on dans la peau d’une lauréate?

Je suis très heureuse d’avoir été choisie par le jury du concours des médias ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique). Quand on a été sélectionné parmi plus d’une centaine de journaliste, on ne peut que s’en réjouir. Cette compétition organisée par le Centre technique de coopération agricole et rurale ACP-UE (CTA), en collaboration avec plusieurs de ces partenaires, était rude. J’ai donné le meilleur de moi-même, je me suis surpassée. Je me sens plus sûre de moi. En effet, je me dis que si j’ai été capable de faire un article qui a été récompensé comme étant le meilleur de toute l’Afrique centrale, c’est que je dispose d’énormes potentialités.

Comment avez-vous appris l’existence de ce concours?

J’ai appris l’existence de ce concours par le biais d’un aîné en journalisme. Il s’appelle Charles Nforgang. Je veux saisir cette opportunité pour le remercier de m’avoir informé du lancement de cette compétition.

Quel sujet de reportage avez-vous présenté au concours?

Le reportage que j’ai présenté au concours des médias ACP, traite du Champ-école paysan, une technique de vulgarisation agricole. Dans l’article, je décris en détails en quoi cette approche consiste. Comment elle se pratique sur le terrain. J’explique également l’impact de cette technique sur la vie des populations rurales bénéficiaires.

Pourquoi l’avoir choisi et pas un autre?

Il faut noter que le concours demandait de soumettre des articles sur les meilleures pratiques de vulgarisation agricoles. Tout d’abord, j’ai effectué des recherches sur google pour recueillir des informations sur les techniques de vulgarisation agricoles utilisées au Cameroun. Ensuite, la lecture de rapports recensés par le moteur de recherche sur cette question m’a permis d’identifier deux approches de vulgarisation agricole : une à Ngoumou (une localité située à dans le département de la Mefou et Akono, dans la région du Centre) et l’autre dans le Nord du Cameroun. Mon choix s’est finalement porté sur le «Champ-école paysan », la technique pratiquée à Ngoumou parce que ce lieu est plus proche de Douala, la ville dans laquelle je vis.

Dans quelles circonstances l’avez-vous réalisé?

C’était assez pénible pour moi. Je sors de chez moi vers 4h30 du matin. Je vais à l’agence de voyages, malheureusement, le temps que j’achète mon billet, le premier bus s’en va. Finalement, ce n’est qu’à 8 heures que nous quittons Douala pour Yaoundé. J’arrive à Yaoundé après 11 heures, ensuite je prends un autre car qui me transporte jusqu’à Ngoumou. Nous avons une panne en route et ce n’est finalement qu’après 13 h30 que j’arrive là bas. Comme j’avais déjà appelé mes principales sources, (les vulgarisateurs de la Société des coopératives agricoles de la Mefou et Akono (Socamak), avant de venir, j’ai directement commencé à collecter les informations. Car, ils m’attendaient sur place dans leurs bureaux. J’étais si soucieuse de terminer le travail et rentrer ce même jour à Douala, que je n’ai même pas eu le temps de manger! C’était une véritable course à la montre.

Avez-vous eu des difficultés?

Je n’ai pas eu de difficultés majeures. Au départ, j’avais de la peine à bien cerner la notion de «Champ-école paysan». Heureusement que les vulgarisateurs étaient patients: ils n’ont pas hésité à m’expliquer certains points à plusieurs reprises afin que je comprenne mieux.

Quelle a été votre toute première réaction lorsque vous su que vous étiez parmi les lauréats?

Quand j’ai lu le message qui m’annonçait par e-mail, que je suis l’un des lauréats du concours des médias ACP, dans un premier temps, je n’arrivais pas à en croire mes oreilles. Mais une fois la surprise passé, j’ai laissé éclater ma joie en sautant et en criant.

Quand allez-vous recevoir officiellement votre prix? Y’a-t-il un autre?

Les prix seront remis le 17 novembre 2011 à Nairobi au Kenya, au cours d’une soirée de gala qui sera organisée pendant la conférence internationale du CTA intitulée « innovations dans les services de vulgarisation et de conseils : mettre les connaissances au service des politiques et des actions en faveur de l’alimentation et des moyens de subsistance.

Que comptez-vous faire avec la récompense?

Avec la récompense, je vais acquérir certains outils indispensables pour mon travail de journaliste, comme par exemple, un ordinateur portable. Je compte également offrir des cadeaux à des proches.

 Comment vous voyez-vous à l’avenir? Vous allez continuer à postuler pour des concours?

Bien sûr. Si je suis en bonne santé, je vais continuer de postuler. J’espère gagner un prix bien plus prestigieux à l’avenir.

Par Makeda Lydie Gnotuom

 

Source: http://www.journalducameroun.com

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