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Jeunesse et Agriculture

Les participants du Master class et du Boot camp 2014

Les participants du Master class et du Boot camp 2014

J’ai eu l’opportunité de participer au Master class de la Fédération internationale des journalistes agricoles (Ifaj) qui s’est tenu du 1er au 03 septembre dernier au Craibstone Campus d’Aberdeen en Ecosse. L’évènement qui se déroulait en même temps que le Boot camp des lauréats 2014 du concours Ifaj/Alltech Young Leaders Award visait à renforcer les capacités des journalistes des pays en Développement. L’accent a été mis sur les compétences journalistiques, les questions agricoles, les tendances des médias et l’agribusiness. Il s’agissait également de fournir aux membres de l’Ifaj, des contacts dans les pays non membres de la Fédération (nos nations), mais qui sont fortement impliqués dans l’alimentation du monde.
Vice-président de l’Ifaj, Owen Roberts a facilité le Master class et le Boot camp, qui étaient coordonnes par Josephine Van Gelder, la Global Manager.
Pour plus d’info sur le Master class : http://bit.ly/1oakeRy
Tous les participants ont ensuite pris part au Congrès mondial de la Fédération internationale des journalistes agricoles qui s’est tenu du 04 au 08 septembre http://www.ifaj2014.com/

Une photo des participants 2014 du Congrès mondial de la Fédération internationale des journalistes agricoles. Crédit photo : Alan Richardson

Une photo des participants 2014 du Congrès mondial de la Fédération internationale des journalistes agricoles. Crédit photo : Alan Richardson

Anne Matho receives the prize.

Anne Matho receives the prize in Nairobi. Photo credit : CTA

The prize giving gala took place yesterday (July 17th) in Nairobi (Kenya) immediately after the end of the Fin4ag conference organized by the Technical Centre for Agricultural and Rural Cooperation (CTA), in partnership with many other organizations such as Afraca (the African rural and agricultural credit association).
Check out the winners: http://www.yobloco.info/news/winners

Anne Matho at the prize giving gala

Anne Matho at the prize giving gala

jaPersévérance, amour du travail, patience…Autant de qualités qui ont permis à William Mouachi Kameni, un jeune Camerounais, de réussir dans l’agriculture en 3 ans.Reportage à Douala.

Soigneusement rangés dans un hangar à Nyalla, un quartier de la périphérie de Douala, des dizaines de cageots de tomates vertes ou légèrement mûries, attendent d’être livrés. « Ce sont les commandes d’un commerçant », indique William Mouachi Kameni, leur propriétaire, âgé de 34 ans et qui exerce l’agriculture depuis trois ans.

Le prix d’un cageot de tomates qui se vendait à 4000 Fcfa, a doublé depuis deux mois. Au cours de la dernière saison, il en a récolté 100 tonnes pour un bénéfice de 1 500 000 Fcfa. William espère ainsi gagner plus cette année.

Non loin de l’entrepôt, une surface verdoyante de terre cultivée s’étend à perte de vue. Ici, sur une parcelle de 1 000m2, poussent du poireau et des légumes. Un peu plus loin, de petites tomates vertes s’étalent sur plusieurs sillons. A côté de ces produits maraîchers, les larges feuilles vertes du macabo sont visibles dans divers endroits du champ. Les pastèques, le piment, les poivrons, les patates, les ignames, le manioc…sont autant d’autres denrées alimentaires cultivées dans cette petite exploitation agricole.

Un secteur rentable

L’année dernière, la production de l’ensemble de ces produits agricoles a permis au jeune agriculteur d’obtenir un bénéfice d’environ 6 millions de Fcfa. De bons résultats qui ne sont pas le fruit du hasard. «Il a fallu une bonne dose de détermination et c’est bien cela qui m’a permis de me relever chaque fois que j’ai eu envie de céder au découragement dus aux échecs », explique William.

« J’avais presque tout perdu en 2010 quand les pluies ont inondées mon champ situé dans les bas-fonds alors qu’on était en pleine saison sèche. On y avait planté des légumes, des tomates et des pastèques», se souvient-il. Le  jeune agriculteur a ainsi déjà développé un processus d’apprentissage par l’échec.

«A chaque échec, je cherche toujours à savoir pourquoi. A partir des réponses, j’essaie d’améliorer la saison suivante.  C’est ainsi qu’aujourd’hui, je maitrise l’itinéraire technique de certaines cultures au point de pouvoir les produire aujourd’hui les yeux fermés », explique-t-il.

La tomate entre autres n’a plus de secret pour lui.  « C’est seulement à la sixième tentative que j’ai réussi la production de cette plante. Depuis ce temps, je la produis avec beaucoup de succès », se vante William.

Les fruits de la persévérance et de l’effort

Les leçons tirées des échecs passés lui ont permis de comprendre que le succès dépend de la  variété des cultures utilisées. Elles doivent être adaptées à la zone agro-écologique. «Je cultivais les même variétés de tomates que celles habituellement utilisées quand je vivais dans l’ouest du Cameroun alors que le climat et les terres du Littoral ne sont pas les mêmes. Ce qui expliquait les nombreux échecs », confie-t-il.

Les itinéraires techniques pratiqués par William étaient également ceux de la région de l’Ouest du Cameroun. Il a fallu les réadapter à la zone de Douala qui est plus proche de la mer, contrairement aux hauts plateaux de l’Ouest. « A cause de ces différences, explique le jeune homme, les quantités de fientes et engrais à administrer  ne sont pas les mêmes. Les maladies et les traitements non plus ».

Détermination et patience n’ont pas été les seuls ingrédients de son succès. Il a également fallu des moyens financiers « pour payer des honoraires d’agronomes, acquérir de la documentation et participer à des séminaires », confie-t-il.

William récolte aujourd’hui les fruits de la persévérance et de l’effort. Les revenus qu’il tire de l’agriculture lui ont permis d’acheter un lopin de terre. « Les travaux de construction de ma future maison sont en cours. J’espère qu’en fin d’année, ils seront achevés », espère-t-il fièrement. Il finance par ailleurs les études de ses 2 jeunes enfants et de sa belle-sœur. L’année dernière, il a acheté et mis en valeur une parcelle agricole de 3 hectares.

Fort du succès rencontré dans ses activités, William ambitionne de devenir un grand exploitant agricole. «Le rêve pour moi, dit-il, serait d’avoir 50 hectares cultivables à l’horizon 2024».

Anne Matho

Au Cameroun, des visites de terrain de sites pollués ou dégradés font prendre conscience à des jeunes que des menaces très concrètes pèsent sur la biodiversité dans leurs localités. Certains changent de comportement et deviennent d’ardents défenseurs de l’environnement.

Comportements irresponsables + pollution = perte de la biodiversité. Cette équation, une cinquantaine d’élèves de Mbalmayo (50 km au sud de Yaoundé, au Cameroun) l’ont vérifiée grandeur nature, en mars dernier, en visitant divers sites pollués de leur localité. Séraphin Tamatio Tapondjou, de l’Association internationale pour la protection de l’environnement en Afrique (Enviro-Protect) conduisait le groupe de jeunes. Ces visites entrent dans le cadre du projet Halte à la dégradation de la biodiversité au Cameroun, soutenu par l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et le ministère français des Affaires étrangères, dans le cadre du projet Promotion de la culture scientifique et technique (PCST).
Au Cameroun, le projet s’inspire de la Convention sur la diversité biologique et d’autres engagements internationaux sur le développement durable. « Par ignorance, les hommes par leurs actions font peser de graves menaces sur la survie de nombreuses espèces », résume Ebenezer Soh Kengne, spécialiste de l’écologie des zones humides, enseignant chercheur à l’université de Yaoundé.
À Mbalmayo, les jeunes ont touché du doigt quelques-unes des menaces qui pèsent très concrètement sur leur environnement. Au marché « Japon », une décharge d’ordures déborde dans le fleuve Nyong. Plus loin, l’abattoir municipal : du sang couvre le sol, un caniveau rempli de bouse de vache draine divers déchets animaux vers le fleuve. Nourrie par la matière organique des ordures déversées, la jacinthe d’eau a envahi le fleuve ; en absorbant l’oxygène de l’eau, la plante a fait fuir les poissons. « Demandez à vos parents, ils vous diront que la quantité de poissons a diminué par rapport à ce qu’ils pêchaient », lance Ebenezer Soh Kengne aux élèves, visiblement surpris.

Les jeunes prennent conscience des risques qui pèsent sur le fleuve Nyong

Espèces en danger
La situation pourrait empirer d’ici quelques années… « Si rien n’est fait, ajoute-t-il, la pollution du Nyong va faire disparaître certaines espèces » et celles qui survivront risquent de devenir impropres à la consommation, ajoute M. Olivier Albert Andang, le délégué local du ministère de l’Environnement et de la protection de la nature.
À Mbalmayo, les pertes de biodiversité concernent aussi le végétal. Les plantations d’eucalyptus, qui absorbent beaucoup d’eau, se sont étendues au détriment des différentes espèces d’arbres et de plantes locales. À cet appauvrissement du milieu, s’ajoutent les coupes d’arbres dont les racines stabilisaient les berges. Rien ne retient plus la terre qui se dépose dans le lit des cours d’eau. « Un de ces jours, cela entraînera des inondations et la ville sera coupée en deux », avertit l’enseignant-chercheur.
Décharge spontanée, fosse remplie de déchets en tous genres à l’hôpital de district… En poursuivant la visite Les élèves prennent conscience des risques, pour l’environnement, mais aussi pour la santé, de certains comportements… Au terme de cette descente de terrain peu appétissante, Thierry Samba Nguélé, 18 ans, se dit déterminé à parler aux autres jeunes de son quartier du tri des ordures et à les inciter à ne plus brûler les déchets plastique en raison des fumées cancérigènes que cela dégage. « Nous allons trouver un endroit pour creuser une fosse », promet-il, avant de conclure: « Je vais leur expliquer ce que nous devons faire pour garder notre environnement sain et protéger la biodiversité ». Natacha Zang, 23 ans, élève de Terminale, semble, elle-aussi, très motivée à s’impliquer : « Nous allons demander au chef de notre établissement des bacs à ordures. Et nous allons nous réunir pour planter des arbres et des fleurs. »
Les visites de terrain ont commencé mi-février dans le Sud et se poursuivront dans l’Ouest jusqu’à fin mars. Leur but est de susciter une prise de conscience des jeunes, des autorités locales et, par ricochet, des paysans qui, par ignorance ou par nécessité, exploitent sans retenue les ressources naturelles.
Pour obtenir des résultats dans la durée, des causeries éducatives et des concours ont été lancés dans des collèges et des clubs d’amis de la nature, encadrés par des enseignants, ont été crées dans différents établissements. À la suite du projet, certaines municipalités ont par ailleurs décidé de mobiliser les jeunes pour planter des arbres dans leurs localités.
Anne Matho

Jean Marie Sop, le délégué de l’Unapac

Création d’une usine de transformation des fruits, construction d’un centre de conditionnement… Deux projets qui seront mis au point à l’horizon 2012 par l’Unité agro-pastorale du Cameroun (Unapac), une organisation paysanne. Objectifs: accroître ses exportations de fruits vers l’Union européenne…Et créer des emplois.

 

A Loum (74 Km de Douala), l’Unité agro-pastorale du Cameroun (Unapac), un groupe d’initiatives communes (Gic) veut doper ses exportations de fruits (ananas, bananes, mangues, papayes) vers le marché européen. A cet effet, l’organisation va créer une usine de transformation de la production de ses 52 horticulteurs membres, notamment en fruits séchés et jus de fruits, avant 2013.

Cet investissement, permettra de générer des bénéfices. « Nous espérons obtenir une augmentation de 10 % de nos gains actuels », prévoit Jean Marie Sop, le délégué du Gic. L’usine va pallier, entre autres difficultés, les pertes de récoltes dues au climat. L’Unapac écoule 70% de sa production (soit environ 800 tonnes de fruits par an), sur le marché européen.

Mais chaque année, la saison des pluies, en juillet, août et septembre, la contraint de tout vendre sur le marché local. « Les fruits pourrissent rapidement à cause des pluies. On ne peut donc pas en exporter », regrette son responsable, Jean Marie Sop. Conséquence, l’Unité agro-pastorale accuse des pertes, le marché local étant plus de deux fois moins rentable que l’Union européenne.

Avant la fin de 2012

L’usine de transformation permettra d’écouler des fruits « de bonne qualité » soutient Jean Marie, mais vendus sur le marché local parce qu’ils ne respectent pas les normes européennes.

« Toujours dans l’optique d’exporter davantage, nous allons construire un centre de conditionnement afin de mieux nous conformer aux exigences du marché international », annonce Jean Marie.

A travers ce projet qui sera exécuté au plus tard l’année prochaine, l’organisation veut garantir la libre circulation de sa marchandise sur le marché européen pendant de longues années. « Pour le moment, le marché européen tolère un certain nombre de critères. Mais ça ne sera pas toujours le cas.« , prévoit le responsable de l’Unapac.

Le centre de conditionnement est un élément de poids qui lui permettra de conserver la certification GlobalGAB (Good Agriculture Practices), qui est une série de normes de traçabilité et de sécurité alimentaires reconnues au niveau mondial pour les productions agricoles (végétales et animales) et aquacoles. L’organisation espère obtenir ce document avant la fin de 2011. « On va nous le donner maintenant et exiger que nous ayons un centre de conditionnement avant la fin de 2012 », explique Jean Marie.

Des dizaines d’employés

Selon lui, la certification GlobalGAB permettra à l’Unapac d’avoir accès à beaucoup d’autres marchés exigeants en termes de normes d’hygiène et de qualité, notamment les pays anglo-saxons.

Grâce à ces projets, l’Unité pastorale va créer des emplois à Loum, sa zone de production. Elle aura besoin d’une main-d’œuvre supplémentaire pour travailler dans l’usine de transformation des fruits et le centre de conditionnement. « Plusieurs dizaines de personnes seront embauchées », assure Jean Marie Sop. Indirectement, ces établissements feront vivre de nombreuses entreprises. « Nous allons avoir besoin de fournisseurs en bouteilles, emballages plastiques… », conclut le responsable de l’Unapac.

Anne Matho

Courtney Paisley

L’organisation Young Professionals Platform for Agricultural Research for Development (Ypard), lance en 2012 un nouveau site web. Sa coordonnatrice, Courtney Paisley, nous en livre les principaux éléments, dont une version française.

 

Pouvez-vous nous présenter l’organisation Ypard?

YPARD est un réseau de jeunes professionnels de moins de 40 ans qui travaillent dans la recherche agricole pour le développement de différentes régions du monde. Nous cherchons à engager davantage les jeunes actifs vers des carrières touchant tous les aspects du secteur agricole.  Et il est important que les jeunes eux-mêmes soient sollicités pour qu’ils nous expliquent quels changements ils considèrent  nécessaires dans l’enseignement agricole afin de rendre les carrières de ce secteur économique plus attractives. Nous souhaitons aussi mettre en avant la diversité des rôles désormais requis dans la recherche agricole pour le développement.

 

Que peuvent attendre les jeunes du nouveau site que vous lancez en 2012 ?

Il assurera plus d’informations en anglais, français et espagnol, un accès à l’information recherchée plus facile et un look «rafraîchi». La seconde étape, courant 2012, se concentrera davantage sur les profils des membres et les moyens de faciliter l’interaction entre eux. Nous espérons aussi inclure une banque de CV où les membres pourront mettre en ligne leur curriculum vitae auxquels pourront accéder les autres membres YPARD, les organisations adhérentes et de potentiels employeurs. Nous avons aussi l’objectif de lancer notre programme de mentorat en 2012 et de construire une base de données.

Une interface en français

 

Votre nouveau site comprendra une interface en français. Pourquoi?

Nous voulons favoriser l’engagement des jeunes des pays francophones. L’un de nos principaux objectifs étant de faciliter la mise en réseau et l’échange entre jeunes de différentes régions du monde, il est important que nous atteignions les jeunes des différents pays, notamment ceux des nombreux pays africains dont la population parle français.

Quel en sera le contenu?

YPARD vise à fournir des informations utiles pour les jeunes. Cela comprend des informations sur les possibilités de financement et d’emploi, et sur l’actualité du secteur agricole touchant particulièrement la nouvelle génération. Les membres du réseau peuvent aller au-delà et initier des discussions dans leur région, contribuant ainsi à faire de la prospective sur la recherche agricole pour le développement, et pourquoi pas à écrire un blog.

D’une manière générale, YPARD facilite l’échange d’informations et de connaissances entre les jeunes professionnels de toutes  disciplines,  professions, âges et  régions. Elle diffuse des appels à candidatures afin que les jeunes donnent leur avis lors de réunions et de conférences clé et qu’ils se concertent entre eux sur des sujets qu’ils jugent importants.

La version française sera-t-elle une traduction directe de l’anglais?

Les activités initiées par YPARD seront en effet publiées en anglais et français, mais nous diffuserons aussi des informations provenant directement de sources francophones. Nous avons par ailleurs déjà des membres francophones qui choisissent d’écrire leurs blogs ou de discuter sur le forum en français.

Propos recueillis par Anne Matho

La jeune journaliste a bien voulu nous parler des circonstances dans lesquelles elle a reçu cette distinction. La toute première, de sa carrière naissante.

 Comment se sent-on dans la peau d’une lauréate?

Je suis très heureuse d’avoir été choisie par le jury du concours des médias ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique). Quand on a été sélectionné parmi plus d’une centaine de journaliste, on ne peut que s’en réjouir. Cette compétition organisée par le Centre technique de coopération agricole et rurale ACP-UE (CTA), en collaboration avec plusieurs de ces partenaires, était rude. J’ai donné le meilleur de moi-même, je me suis surpassée. Je me sens plus sûre de moi. En effet, je me dis que si j’ai été capable de faire un article qui a été récompensé comme étant le meilleur de toute l’Afrique centrale, c’est que je dispose d’énormes potentialités.

Comment avez-vous appris l’existence de ce concours?

J’ai appris l’existence de ce concours par le biais d’un aîné en journalisme. Il s’appelle Charles Nforgang. Je veux saisir cette opportunité pour le remercier de m’avoir informé du lancement de cette compétition.

Quel sujet de reportage avez-vous présenté au concours?

Le reportage que j’ai présenté au concours des médias ACP, traite du Champ-école paysan, une technique de vulgarisation agricole. Dans l’article, je décris en détails en quoi cette approche consiste. Comment elle se pratique sur le terrain. J’explique également l’impact de cette technique sur la vie des populations rurales bénéficiaires.

Pourquoi l’avoir choisi et pas un autre?

Il faut noter que le concours demandait de soumettre des articles sur les meilleures pratiques de vulgarisation agricoles. Tout d’abord, j’ai effectué des recherches sur google pour recueillir des informations sur les techniques de vulgarisation agricoles utilisées au Cameroun. Ensuite, la lecture de rapports recensés par le moteur de recherche sur cette question m’a permis d’identifier deux approches de vulgarisation agricole : une à Ngoumou (une localité située à dans le département de la Mefou et Akono, dans la région du Centre) et l’autre dans le Nord du Cameroun. Mon choix s’est finalement porté sur le «Champ-école paysan », la technique pratiquée à Ngoumou parce que ce lieu est plus proche de Douala, la ville dans laquelle je vis.

Dans quelles circonstances l’avez-vous réalisé?

C’était assez pénible pour moi. Je sors de chez moi vers 4h30 du matin. Je vais à l’agence de voyages, malheureusement, le temps que j’achète mon billet, le premier bus s’en va. Finalement, ce n’est qu’à 8 heures que nous quittons Douala pour Yaoundé. J’arrive à Yaoundé après 11 heures, ensuite je prends un autre car qui me transporte jusqu’à Ngoumou. Nous avons une panne en route et ce n’est finalement qu’après 13 h30 que j’arrive là bas. Comme j’avais déjà appelé mes principales sources, (les vulgarisateurs de la Société des coopératives agricoles de la Mefou et Akono (Socamak), avant de venir, j’ai directement commencé à collecter les informations. Car, ils m’attendaient sur place dans leurs bureaux. J’étais si soucieuse de terminer le travail et rentrer ce même jour à Douala, que je n’ai même pas eu le temps de manger! C’était une véritable course à la montre.

Avez-vous eu des difficultés?

Je n’ai pas eu de difficultés majeures. Au départ, j’avais de la peine à bien cerner la notion de «Champ-école paysan». Heureusement que les vulgarisateurs étaient patients: ils n’ont pas hésité à m’expliquer certains points à plusieurs reprises afin que je comprenne mieux.

Quelle a été votre toute première réaction lorsque vous su que vous étiez parmi les lauréats?

Quand j’ai lu le message qui m’annonçait par e-mail, que je suis l’un des lauréats du concours des médias ACP, dans un premier temps, je n’arrivais pas à en croire mes oreilles. Mais une fois la surprise passé, j’ai laissé éclater ma joie en sautant et en criant.

Quand allez-vous recevoir officiellement votre prix? Y’a-t-il un autre?

Les prix seront remis le 17 novembre 2011 à Nairobi au Kenya, au cours d’une soirée de gala qui sera organisée pendant la conférence internationale du CTA intitulée « innovations dans les services de vulgarisation et de conseils : mettre les connaissances au service des politiques et des actions en faveur de l’alimentation et des moyens de subsistance.

Que comptez-vous faire avec la récompense?

Avec la récompense, je vais acquérir certains outils indispensables pour mon travail de journaliste, comme par exemple, un ordinateur portable. Je compte également offrir des cadeaux à des proches.

 Comment vous voyez-vous à l’avenir? Vous allez continuer à postuler pour des concours?

Bien sûr. Si je suis en bonne santé, je vais continuer de postuler. J’espère gagner un prix bien plus prestigieux à l’avenir.

Par Makeda Lydie Gnotuom

 

Source: http://www.journalducameroun.com

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