L’igname blanche, très rentable à l’export

Pon Satheesan, Directeur général de l’entreprise ghanéenne Srighan Farms (GH), en pleine négociation avec un client

Pon Satheesan, Directeur général de l’entreprise ghanéenne Srighan Farms (GH), en pleine négociation avec un client à la foire Fruit Logistica 2014.

Son exportation en Europe serait 10 fois plus rentable que celle des fruits et légumes. C’est le constat établi par Pon Satheesan, directeur général de l’entreprise ghanéenne Srighan Farms (GH).

 

Des ignames fraîches qui voisinent avec du haricot vert, des tomates et autres légumes: ça se passait les 5, 6 et 7 février, au salon Fruit logistica de Berlin. Elles étaient présentées par Srighan Farms, qui concentre 30% des exportations ghanéennes d’ignames en Europe, qui n’en produit pas.

Cette société, que dirige Pon Satheesan, est l’une des plus grandes exportatrices d’ignames dans le monde. Le Ghana est lui-même le plus grand exportateur mondial de cette denrée, avec près de 21 000 tonnes par an.

Selon l’agence de développement public du Ghana Millennium Development Authority (MiDA), le Royaume-Uni est le principal marché du pays. L’entreprise Srighan Farms y exporte chaque semaine 4 containers de 40 pieds chacun, soit l’équivalent de 200 000  ignames pour un chiffre d’affaire s’élèvant à environ 120 millions Fcfa par container.

 

100 fois plus rentable

Pon Satheesan a fait ses calculs : « 100 kg d’ignames blanches équivalent à une tonne de fruits et légumes en termes de profit ». Au lieu de transporter sa marchandise par la mer, comme il avait coutume de le faire, l’opérateur ghanéen exporte beaucoup plus par avion, pour satisfaire une demande grandissante en Europe.

Autre raison de cette préférence pour les ignames, les pertes dues au transport sont réduites. L’opérateur a développé une technique qui lui permet de réduire les pourritures à 0,01% seulement. «Après la récolte, je stocke les ignames pendant trois semaines au moins, au lieu de trois jours comme le font les autres », explique-t-il. En quelque sorte, de l’or blanc !

Anne Matho

Ignames exposées dans le stand du Ghana à la foire Fruit Logistica 2014.

Ignames exposées dans le stand du Ghana à la foire Fruit Logistica 2014.

Bon à savoir :

 

§  « L’une des particularités de l’igname, c’est qu’elle s’échange très peu sur le marché  international à cause de son volume important», indiquent les participants de la conférence des Ministres de l’agriculture de l’Afrique de l’ouest et du centre (CMA/AOC) dans un rapport intitulé « note technique sur la filière igname dans la zone CMA/AOC ».

 

§  Ils relèvent aussi qu’en Europe de l’Ouest, Amérique du Nord la demande provient en majorité des consommateurs africains, caribéens et latino-américains vivants dans ces régions.

 

§  L’igname africaine est concurrencée par celle du Brésil. «Pour faire face, les exportateurs africains, notamment les nigérians, ont développé la farine d’igname vendue sous plusieurs noms : foutou d’iyan, punder iyam et poundo iyan », poursuit le rapport. 

 

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7 commentaires
  1. Pingback: traiteur rabat

  2. AGOUNVO Edouard a dit:

    bonjour. Je suis nun producteur d’ignames et suis à la recherche de débouchés pour l’exportation. Je suis du Bénin

  3. Bonjour Anne,

    Merci pour ton blog sur l’igname. J’ai donne mon petit commentaire là-dessus: N’est ce pas que le Ghana exporte aussi plus de 1 million de tonnes de cossettes de manioc à la Chine par an et le Nigéria mȇme 3.3 millions de tonnes? Surtout pour la production d’éthanol? A mon avis la culture de l’igname est bonne pour l’alimentation humaine, mais elle appauvrit aussi beaucoup le sol. Vue à long terme, je ne crois pas que l’exportation de l’igname peut ȇtre rentable.

    Bien cordialement, Bertus

    With kind regards, Sustainable Food Supply Foundation

    Bertus Buizer, chairman

    De Welle 48 8939 AT Leeuwarden (NL) Tel.: + 31 6 24597803 e-mail: bertus.buizer@sustainablefoodsupply.org website: http://www.sustainablefoodsupply.org Chamber of Commerce: KvK Den Haag 58938133

    De Sustainable Food Supply Foundation sluit elke aansprakelijkheid uit in verband met het niet juist, onvolledig of niet tijdig overkomen van de informatie in deze e-mail. Aan dit bericht kunnen geen rechten worden ontleend. Dit bericht is alleen bestemd voor geadresseerde. Indien dit bericht niet voor u bestemd is, verzoeken wij u dit direct aan ons te melden en de inhoud van dit bericht te vernietigen. The Sustainable Food Supply Foundation is not liable for any incorrect or incomplete transmission of the information in this e-mail of for delay in its receipt. This message shall not constitute any obligations. This message is intended solely for the addressee. If you have received this message in error, please inform us immediately and delete its content.

    Op 21 feb. 2014, om 11:08 heeft Le blog d’Anne Matho het volgende geschreven:

    > >

    • Anne Matho a dit:

      Merci d’avoir lu Bertus. J’apprends des choses que j’ignorais grâce à votre commentaire. Merci. Keep visiting my blog. Thanks.

  4. N’est ce pas que le Ghana exporte aussi plus 1 million de tonnes de cossettes de manioc à la Chine par an et le Nigéria mȇme 3.3 millions de tonnes? Surtout pour la production d’éthanol.
    A mon avis la culture de l’igname est bonne pour l’alimentation humaine, mais elle appauvrit aussi beaucoup le sol. Vue à long terme, je ne crois pas que l’exportation de l’igname peut ȇtre rentable.
    Bertus Buizer

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