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Archives Mensuelles: juillet 2013

banane-commerce-equitable« Alors que l’agenda pour le développement post 2015 est en train de prendre forme, je crois que nous pouvons faire plus pour s’assurer que le commerce joue un rôle positif dans le développement (…) ». Lors de l’ouverture du quatrième Examen global de l’Aide pour le Commerce qui se tient cette semaine (du 8 au 10 juillet dernier) à Genève, Pascal Lamy, le Directeur général de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) a rappelé le rôle qu’a joué depuis 30 ans l’aide au commerce mondial et qu’elle peut continuer à jouer dans la réduction de la pauvreté. Il a ainsi invité tous les participants, bailleurs de fonds, représentants de pays en développement et praticiens du développement à regarder comment l’aide pour le commerce permet aux pays à travers le monde de se développer et à mesurer les résultats et le chemin qu’il reste à parcourir.

Andris Piebalgs, Commissaire européen en charge du Développement et Karel De Gucht, Commissaire européen au Commerce participaient au débat. Interrogé par Euractiv, M. Piebalgs a dit “L’UE et ses Etats membres constituent collectivement le plus grand pourvoyeur d’aide au commerce ». Il a ajouté que le rapport de cette année « Aid for Trade at a Glance: Connecting to Value Chains » (réalisé par l’Organisation Mondiale du Commerce et l’Organisation pour le Développement et la Coopération Economique) a montré l’évidence que l’aide au commerce accroît la performance du commerce. M. Piebalgs a souligné : « Chaque euro investi dans l’aide pour le commerce produit entre 8 et 20 euros d’exportations supplémentaires pour les pays en développement »

Dans le cadre de cet événement organisé par l’Organisation Mondiale du Commerce, le Comité de liaison Europe-Afrique-Caraïbes-Pacique (COLEACP) a été invité à participer à l’atelier « Les Partenariats Public Privé (PPP) dans le contexte des chaînes de valeur »

Ce séminaire, mis en œuvre par STDF (Standards and Trade Development Facility) ayant comme objectifs :
–  La présentation et la diffusion du rapport de l’Institut NSI (Institut Nord Sud Canadien),
– Favoriser le dialogue entre experts des secteurs public et privé sur les leçons tirées et les recommandations en matière de mise en œuvre de PPPs permettant d’aider les pays en développement à se connecter aux chaînes de valeur.

L’atelier a soulevé trois questions clés :

Quel est le rôle et le potentiel des PPPs comme moyens permettant aux pays en développement de se connecter aux chaînes de valeur ? Quelles ont été les expériences, les challenges, innovations et principaux résultats dans ce domaine ?
Quel rôle peuvent et devraient jouer les différents types de parties prenantes (gouvernements, secteur privé, partenaires du développement…) pour faciliter des PPPs qui permettent aux pays en développement de se connecter aux chaines de valeur ?
Comment la durabilité long terme des PPPs, fondée sur l’inclusion des petits producteurs dans les chaînes de valeur, peut-elle être garantie?

Les panélistes, dont Guy Stinglhamber, le Directeur du COLEACP Bruxelles, ont pu discuter d’études de cas spécifiques. Cela été l’occasion pour le COLEACP de partager 40 ans d’expérience comme acteur du secteur privé dans la « chaîne de valeur », soutenant le commerce horticole des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. M. Stinglhamber a présenté notamment certaines leçons tirées par le COLEACP sur les douze dernières années, période durant laquelle l’association est intervenue comme PPP, une organisation du secteur privé gérant des fonds publics de la Standards and Trade Development Facility au bénéfice de celles et ceux qui sont « les moins connectés » au commerce.

Source:http://pip.coleacp.org/pip/27277-omc-8-10-juillet-quatrieme-examen-global-de-l%E2%80%99aide-pour-le-commerce

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