Faciles d’accès et plus rentables, de meilleures pratiques du semis direct au profit des paysans camerounais

Les spécialistes recommandent des lignes de semis.

Cultures en ligne, utilisation rationnelle des herbicides…Deux approches vulgarisées au Cameroun pour augmenter la production des agriculteurs qui pratiquent le semis direct.

Au Cameroun, les petits exploitants agricoles (près de 90% des agriculteurs) apprennent à faire du semis direct (sans labour) autrement. A travers le programme national de recherche et de vulgarisation agricole (Pnrva) et le programme national d’appui à la filière maïs, les experts du ministère de l’agriculture et du développement rural (Minader) les incitent à faire des lignes de semis. «Les agriculteurs sèment souvent en désordre dans les champs. L’écartement des lignes recommandé ainsi que la densité sur les lignes, ne sont pas respectés. Les plantes ne sont pas alignées», explique Samuel Yen, un agronome du Minader. Conséquence de cette pratique, la production n’est pas abondante. «Les agriculteurs n’obtiennent pas le nombre de plants requis par superficie», soutient-il. En outre, ces producteurs ruraux accusent un manque à gagner sur le coût d’entretien de l’exploitation, le prix à payer pour le désherbage étant fonction des superficies. «Un agriculteur qui ne pratique pas du semis direct en lignes a moins de plants. Mais pour une même surface, il paye la même somme qu’un propriétaire de champs avec lignes», affirme Yen. Autres inconvénients de la pratique du semis direct sans ligne, «Pendant la dissémination des engrais, certains plants sont oubliés», apprend t-on au minader. A contrario, dans un champ, où les cultures sont en lignes, l’agriculteur peut circuler librement entre les plants pour administrer des intrants à chacun, assurant ainsi une croissance homogène à ses plantes.

Maîtriser les herbicides

Au nord du Cameroun, une meilleure connaissance du mode d’utilisation des herbicides dans le semis direct permet aux petits exploitants agricoles d’améliorer la productivité de leurs cultures, notamment le coton et les céréales. «La non maîtrise des traitements herbicides par les agriculteurs est l’un des handicaps majeurs de la réussite du semis direct, technique en pleine expansion dans cette partie du pays depuis plus d’une décennie», explique un expert. Les spécialistes recommandent aux paysans du Septentrion, d’éviter d’appliquer les herbicides totaux (la paraquat et le glyphosate) sur les cultures à cause de leur caractère non sélectif. Ils préconisent de les pulvériser sur les adventices déjà levés à partir du jeune stade en évitant de traiter lorsqu’il menace de pleuvoir. La même précaution doit être observée s’il ya du vent, afin d’empêcher la dérive des produits sur les cultures voisines. Des bonnes techniques qui permettent à ces paysans qui sèment sans labourer après nettoyage de leurs parcelles avec des herbicides, d’augmenter leur rendement.

Anne Matho

 

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