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Archives Mensuelles: décembre 2011

Jean Marie Sop, le délégué de l’Unapac

Création d’une usine de transformation des fruits, construction d’un centre de conditionnement… Deux projets qui seront mis au point à l’horizon 2012 par l’Unité agro-pastorale du Cameroun (Unapac), une organisation paysanne. Objectifs: accroître ses exportations de fruits vers l’Union européenne…Et créer des emplois.

 

A Loum (74 Km de Douala), l’Unité agro-pastorale du Cameroun (Unapac), un groupe d’initiatives communes (Gic) veut doper ses exportations de fruits (ananas, bananes, mangues, papayes) vers le marché européen. A cet effet, l’organisation va créer une usine de transformation de la production de ses 52 horticulteurs membres, notamment en fruits séchés et jus de fruits, avant 2013.

Cet investissement, permettra de générer des bénéfices. « Nous espérons obtenir une augmentation de 10 % de nos gains actuels », prévoit Jean Marie Sop, le délégué du Gic. L’usine va pallier, entre autres difficultés, les pertes de récoltes dues au climat. L’Unapac écoule 70% de sa production (soit environ 800 tonnes de fruits par an), sur le marché européen.

Mais chaque année, la saison des pluies, en juillet, août et septembre, la contraint de tout vendre sur le marché local. « Les fruits pourrissent rapidement à cause des pluies. On ne peut donc pas en exporter », regrette son responsable, Jean Marie Sop. Conséquence, l’Unité agro-pastorale accuse des pertes, le marché local étant plus de deux fois moins rentable que l’Union européenne.

Avant la fin de 2012

L’usine de transformation permettra d’écouler des fruits « de bonne qualité » soutient Jean Marie, mais vendus sur le marché local parce qu’ils ne respectent pas les normes européennes.

« Toujours dans l’optique d’exporter davantage, nous allons construire un centre de conditionnement afin de mieux nous conformer aux exigences du marché international », annonce Jean Marie.

A travers ce projet qui sera exécuté au plus tard l’année prochaine, l’organisation veut garantir la libre circulation de sa marchandise sur le marché européen pendant de longues années. « Pour le moment, le marché européen tolère un certain nombre de critères. Mais ça ne sera pas toujours le cas.« , prévoit le responsable de l’Unapac.

Le centre de conditionnement est un élément de poids qui lui permettra de conserver la certification GlobalGAB (Good Agriculture Practices), qui est une série de normes de traçabilité et de sécurité alimentaires reconnues au niveau mondial pour les productions agricoles (végétales et animales) et aquacoles. L’organisation espère obtenir ce document avant la fin de 2011. « On va nous le donner maintenant et exiger que nous ayons un centre de conditionnement avant la fin de 2012 », explique Jean Marie.

Des dizaines d’employés

Selon lui, la certification GlobalGAB permettra à l’Unapac d’avoir accès à beaucoup d’autres marchés exigeants en termes de normes d’hygiène et de qualité, notamment les pays anglo-saxons.

Grâce à ces projets, l’Unité pastorale va créer des emplois à Loum, sa zone de production. Elle aura besoin d’une main-d’œuvre supplémentaire pour travailler dans l’usine de transformation des fruits et le centre de conditionnement. « Plusieurs dizaines de personnes seront embauchées », assure Jean Marie Sop. Indirectement, ces établissements feront vivre de nombreuses entreprises. « Nous allons avoir besoin de fournisseurs en bouteilles, emballages plastiques… », conclut le responsable de l’Unapac.

Anne Matho

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Courtney Paisley

L’organisation Young Professionals Platform for Agricultural Research for Development (Ypard), lance en 2012 un nouveau site web. Sa coordonnatrice, Courtney Paisley, nous en livre les principaux éléments, dont une version française.

 

Pouvez-vous nous présenter l’organisation Ypard?

YPARD est un réseau de jeunes professionnels de moins de 40 ans qui travaillent dans la recherche agricole pour le développement de différentes régions du monde. Nous cherchons à engager davantage les jeunes actifs vers des carrières touchant tous les aspects du secteur agricole.  Et il est important que les jeunes eux-mêmes soient sollicités pour qu’ils nous expliquent quels changements ils considèrent  nécessaires dans l’enseignement agricole afin de rendre les carrières de ce secteur économique plus attractives. Nous souhaitons aussi mettre en avant la diversité des rôles désormais requis dans la recherche agricole pour le développement.

 

Que peuvent attendre les jeunes du nouveau site que vous lancez en 2012 ?

Il assurera plus d’informations en anglais, français et espagnol, un accès à l’information recherchée plus facile et un look «rafraîchi». La seconde étape, courant 2012, se concentrera davantage sur les profils des membres et les moyens de faciliter l’interaction entre eux. Nous espérons aussi inclure une banque de CV où les membres pourront mettre en ligne leur curriculum vitae auxquels pourront accéder les autres membres YPARD, les organisations adhérentes et de potentiels employeurs. Nous avons aussi l’objectif de lancer notre programme de mentorat en 2012 et de construire une base de données.

Une interface en français

 

Votre nouveau site comprendra une interface en français. Pourquoi?

Nous voulons favoriser l’engagement des jeunes des pays francophones. L’un de nos principaux objectifs étant de faciliter la mise en réseau et l’échange entre jeunes de différentes régions du monde, il est important que nous atteignions les jeunes des différents pays, notamment ceux des nombreux pays africains dont la population parle français.

Quel en sera le contenu?

YPARD vise à fournir des informations utiles pour les jeunes. Cela comprend des informations sur les possibilités de financement et d’emploi, et sur l’actualité du secteur agricole touchant particulièrement la nouvelle génération. Les membres du réseau peuvent aller au-delà et initier des discussions dans leur région, contribuant ainsi à faire de la prospective sur la recherche agricole pour le développement, et pourquoi pas à écrire un blog.

D’une manière générale, YPARD facilite l’échange d’informations et de connaissances entre les jeunes professionnels de toutes  disciplines,  professions, âges et  régions. Elle diffuse des appels à candidatures afin que les jeunes donnent leur avis lors de réunions et de conférences clé et qu’ils se concertent entre eux sur des sujets qu’ils jugent importants.

La version française sera-t-elle une traduction directe de l’anglais?

Les activités initiées par YPARD seront en effet publiées en anglais et français, mais nous diffuserons aussi des informations provenant directement de sources francophones. Nous avons par ailleurs déjà des membres francophones qui choisissent d’écrire leurs blogs ou de discuter sur le forum en français.

Propos recueillis par Anne Matho

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